Conte écrit par moi.
Les Deux fées
Il était une fois, au pays des fées, deux charmantes créatures qui ne cessaient de se quereller. L’une était une Ondine, une fée
de l’eau, l’autre un nymphe, une fée des bois.
Un jour, Tatiana, la reine des fées, rassembla tout le petit peuple pour mettre fin à ces enfantillages, et déclara, devant
fées, elfes, gnomes, lutins et leprechaums :
« Je vous réunis aujourd’hui pour qu’enfin cessent les désaccords entre la nymphe et l’ondine. Chacune d’elle devra
remporter un défis, et accéder à une ultime épreuve. La gagnante se verra en droit de rester parmi nous, et la perdante devra partir.
Nymphe, je te met au défis d’affronter les seigneurs des bois, les centaures, et de me rapporter la bague magique qui me fut
jadis volée.
Ondine, je te met au défis d’affronter les seigneurs des mers, les sirènes, et de me rapporter le collier magique qui me fut
jadis volé.
Suite à votre réussite ou votre défaite, vous accéderez ou non à l’ultime épreuve, qui déterminera laquelle de vous pourra
rester, et laquelle de vous devra partir.
Bonne chance à vous deux ! »
Sur ce, la reine et son peuple se retirèrent, laissant les deux rivales prendre la route pour affronter leur épreuve
respective.
La nymphe arriva bientôt au cœur de la foret, et rencontra un vieillard centaure. Elle s’exclama :
« Je suis la nymphe du pays des fées, et Tatiana est ma souveraine. Je suis venu récupérer ce qui lui a été dérobé il y a
longtemps ! »
Le centaure acquiesça.
« Très bien jeune nymphe, mais pour cela, tu devras répondre à mon énigme, ensuite tu pourras récupérer le bijou
volé. »
La nymphe fut bien surprise, elle s’était attendu à une armée de centaures en furie plutôt qu’à un vieil homme lui soumettant
une devinette.
« Je t’écoute, l’ancien. » répliqua t-elle.
« Idrïl est un jeune elfe très romantique, pourtant, il offre à sa bien-aimée un objet creux, sans fond, destiné à contenir
de la chair et du sang. Quel est cet objet ? »
La nymphe réfléchit durant quelques minutes, avant de finalement répondre :
« Idrïl offre à son amante une bague. »
Le vieux centaures inclina la tête et tendit la bague de Tatiana à la fée des bois, qui s’empara de son dû.
Au même moment, l’Ondine traversait les profondeurs de la mer, à la recherche des sirènes. Elle tomba bientôt sur une jeune
fille à queue de poisson, et lui déclara :
« Je suis l’Ondine du peuple des fées, et Tatiana est ma souveraine. Je suis venu pour récupérer ce qui lui a été dérobé il
y a longtemps. »
La petite sirène acquiesça :
« Très bien jeune Ondine, mais pour cela, tu devra répondre à mon énigme, après cela, tu pourras t’emparer du bijoux
volé. »
L’Ondine dû cacher sa surprise, elle pensait devoir affronter une troupe de sirènes armés de tridents plutôt qu’une petite fille
inoffensive.
« Je t’écoute petite sirène », répliqua t-elle.
« Sylvoë se promène sur les chemins de la ville, lorsqu’il rencontre une vieille connaissance.
- Eh
Sylvoë ! Cela fait bien longtemps que l’on ne s’est pas vu ! Comment vas-tu ?
- Très
bien, répond Sylvoë, et toi ?
- J’ai
épousé une personne que tu ne connais pas. A propos, je te présente ma fille.
Sylvoë demande son prénom à la jeune fille, qui réplique :
- Je
porte le même prénom que ma mère.
- Alors
ce doit être Maëlia.
Comment Sylvoë connaît-il le prénom de la jeune fille ? »
L’Ondine réfléchit durant quelques minutes, avant de finalement répondre :
« La personne que Sylvoë a rencontré est une femme, donc la mère de la petite. »
La petite sirène inclina la tête, et tendit le collier de Tatiana à l’Ondine, qui récupéra son dû.
Chacune des deux rivales avaient réussie son épreuve, elle se retrouvèrent pour leur ultime défis. Elles faisaient face au
seigneur des Vampires, qui tenait prisonnière Tatiana elle-même.
« Je détiens votre souveraine, pour la sauver, vous devez répondre à mon énigme, si vous vous trompez, Tatiana servira de
dîner à mon peuple. »
Les deux fées, impressionnées et effrayées, acquiescèrent sans broncher. Le vampire annonça son énigme :
« Je suis ce que je suis, mais je ne suis pas ce que je suis, car si je suis ce que je suis, je ne suis plus ce que je
suis. Qui suis-je ? »
Les deux fées, interloquées, commencèrent à discuter entre elles pour trouver la bonne réponse, afin de sauver leur
reine.
Au bout de quelques minutes, elle déclarèrent en cœur :
« Il s’agit d’un homme suivant un cercueil lors d’un enterrement : Il est ce qu’il est, un homme vivant, mais il n’est
pas ce qu’il suit, un homme mort, car s’il était ce qu’il suit, une homme mort, il ne serait pas ce qu’il est, un homme vivant. »
Le vampire hocha la tête et libera la reine des fées.
« Félicitation mes enfants, déclara Tatiana, vous avez prouvé que la coopération et l’entente valent mieux qu’une querelle
puérile et incessante. »
La nymphe et l’Ondine retournèrent toutes deux chez elles, et jurèrent de ne plus jamais se disputer, mais de toujours
s’entraider et se soutenir.
Seul, on avance plus vite, mais à plusieurs, on avance plus loin.
Car c’est bien connu, l’union fait la force.
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