Ecrits en tous genres

Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 19:27

Redoutable sentiment que celui qui te fait faiblir, qui te fait devenir blême, qui te fait bafouiller, déglutir, transpirer.

Mais formidable est-il à te rendre euphorique, à te faire rêvasser, à te redonner espoir. Il illumine tes nuits les plus sombres, te guide dans les forets les plus épaisse, t’accompagne dans les gouffres les plus profonds.

Il te redonne la foi et la courage, parfois même l’estime que tu avais perdu, te rendant prête à affronter les plus féroces monstres tout droit sorti du néant.

Incroyable sentiment que celui-ci, si doux, vaporeux, éphémère, et si robuste, puissant, violent à la fois.

Il te rend folle, te fait perdre la tête, telle une drogue hallucinogène. Poison ? Non. Peut être ?

Comme n’importe quelle émotion outrancière, quoique, celle-ci est pire, imprévisible, indomptable, instable.

Il ouvre les yeux tout comme il te rend aveugle, il t’offre la vie, tout comme il te la retire.

Redoutable sentiment qu’est celui-ci, l’amour, cette arme à double tranchant, à manipuler avec précaution pour éviter les blessure, mais surtout, à savourer avec délectation, pour effacer les souffrances.

 

 

 


 

 

Par Evanne - Publié dans : Ecrits en tous genres - Communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 18:39

C’est un peu la folie. Je n’ai jamais vu rien de tel. Une vague déferlante d’énergie brutale m’envahit. Ce hurlement en aurait effrayé plus d’un, mais pas moi. Je le ressens au fin fond de mes tripes. Putain oui. Semblable à un monstre griffus, il entaille mon estomacs, en fait de la charpie. Oh, je n’en mène pas large, j’en suis consciente ! Je suis juste impuissante face à cette…puissance ! Des frissons, j’ai des frissons qui parcourent mon épidermes jusqu’à nuque. Mes cheveux se hérissent sur mon crâne, je suis incapable de bouger. Les yeux exorbités, je ne peux que subir. Subir, ou savourer. Oui, car c’est terriblement jouissif. Sentir cette force au plus profond de mon être est probablement semblable à un orgasme. Oui, c’est un peu comme si je faisais l’amour. Je ne contrôle plus rien. Mon corps ne m’appartient plus, il ne répond plus. Comme si à mes chevilles étaient attachés deux poids en plombs. Immobile, je ne peux que rester immobile. Je tremble, mon corps est prit de spasme. Je ne contrôle rien, mon corps bouge indépendamment de ma volonté. J’ai l’impression d’être possédée, que quelqu’un ou quelque chose envahit mon cerveau, et y verse toute sa fureur, sa rage ! Ses rugissement me transforme, j’ai l’impression d’être une autre, d’être plus forte. Je pourrais décrocher la lune si je le voulais. Je pourrais détruire, je pourrais tuer, je pourrais libérer ce monstre de colère que j’abrite. Il ne demande que ça, se libérer de mon entrave. Je hurle. Je hurle jusqu’à ce que mes poumons me lâches, jusqu’à ce que l’oxygène me manque. Je lève le poing, je veux leur montrer. Je ne suis pas faible, je ne l’ai jamais été. Je suis prête à les affronter, qu’ils viennent ! Je les attends !

Je…Je…Je les…Ils…que…

Je me sens sereine, d’un coup. La pression redescend, je me suis libérée…Est-ce là, le pouvoir, le pouvoir de la musique ?

 

 


 
Par Evanne - Publié dans : Ecrits en tous genres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 17:46

Tu la sens. Elle est là. Elle s’insinue dans tes tripes, te tord les boyaux. Elle te prend à la gorge, la noue furieusement. Tout ton corps se met à trembler. Tu la sens, Elle est là. Tu ne contrôles plus rien. Tu n’es plus maître de toi même. Tu sens en toi cet afflux d’adrénaline. C’est si bon. Tu te sens capable de tout. Tout. Même tuer. Tu pourrais tuer. Tu en as envie. Tu voudrais frapper, frapper si fort, jusqu’à t’en briser les phalanges. Tu voudrais mordre. Plonger tes canines dans une chair tendre, serrer fort, jusqu’au sang, comme un animal, une bête. Et c’est ce que tu es. Une bête. Une bête envahit par une violence inouïe. Une bête qui n’est capable que de faire mal. De frapper. De mordre. Tu hurles à pleins poumons. Un cris rauque qui sort tout droit de ton estomac. Tu sers les poings, prêt à frapper. Un voile noir couvre tes yeux. Tu ne vois plus rien. Seulement le noir. Tu oublies tout. Tu ne sais plus qui tu es. Juste que tu dois frapper. Frapper. Toujours frapper. Toujours plus fort. La violence t’envahit. Tu ne sens qu’elle. Tu veux montrer de quoi tu es capable. Que tu n’es pas faible. Que toi aussi, tu es fort. Que toi aussi, tu peux faire mal. Tu veux faire ressortir toute cette rage, tu veux qu’elle s’exprime. Tu veux être vidé de cette haine. Tu veux la déverser. Tu veux qu’elle hante quelqu’un d’autre. Tu veux qu’elle cesse de t’empoisonner. Elle t’emprisonne. Elle fait de toi un monstre. Tu as le goût du sang dans la bouche. Tu frappes. Encore. Et Encore. Et encore. Tu frappes jusqu’à avoir mal. Tu frappes jusqu’à être dégoûté. Tu te dégoûte. Tu es un monstre. Tu veux mourir. Tu ne mérites pas de vivre. Elle s’en va. Elle te laisse. La rage. La colère. Elle part comme elle venu. Mais elle reviendra.

Par Evanne - Publié dans : Ecrits en tous genres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 19:28

Conte écrit par moi.

 

Les Deux fées

 

 

Il était une fois, au pays des fées, deux charmantes créatures qui ne cessaient de se quereller. L’une était une Ondine, une fée de l’eau, l’autre un nymphe, une fée des bois.

Un jour, Tatiana, la reine des fées, rassembla tout le petit peuple pour mettre fin à ces enfantillages, et déclara, devant fées, elfes, gnomes, lutins et leprechaums :

« Je vous réunis aujourd’hui pour qu’enfin cessent les désaccords entre la nymphe et l’ondine. Chacune d’elle devra remporter un défis, et accéder à une ultime épreuve. La gagnante se verra en droit de rester parmi nous, et la perdante devra partir.

Nymphe, je te met au défis d’affronter les seigneurs des bois, les centaures, et de me rapporter la bague magique qui me fut jadis volée.

Ondine, je te met au défis d’affronter les seigneurs des mers, les sirènes, et de me rapporter le collier magique qui me fut jadis volé.

Suite à votre réussite ou votre défaite, vous accéderez ou non à l’ultime épreuve, qui déterminera laquelle de vous pourra rester, et laquelle de vous devra partir.

Bonne chance à vous deux ! »

Sur ce, la reine et son peuple se retirèrent, laissant les deux rivales prendre la route pour affronter leur épreuve respective.

 

La nymphe arriva bientôt au cœur de la foret, et rencontra un vieillard centaure. Elle s’exclama :

« Je suis la nymphe du pays des fées, et Tatiana est ma souveraine. Je suis venu récupérer ce qui lui a été dérobé il y a longtemps ! »

Le centaure acquiesça.

« Très bien jeune nymphe, mais pour cela, tu devras répondre à mon énigme, ensuite tu pourras récupérer le bijou volé. »

La nymphe fut bien surprise, elle s’était attendu à une armée de centaures en furie plutôt qu’à un vieil homme lui soumettant une devinette.

« Je t’écoute, l’ancien. » répliqua t-elle.

« Idrïl est un jeune elfe très romantique, pourtant, il offre à sa bien-aimée un objet creux, sans fond, destiné à contenir de la chair et du sang. Quel est cet objet ? »

La nymphe réfléchit durant quelques minutes, avant de finalement répondre :

« Idrïl offre à son amante une bague. »

Le vieux centaures inclina la tête et tendit la bague de Tatiana à la fée des bois, qui s’empara de son dû.

 

Au même moment, l’Ondine traversait les profondeurs de la mer, à la recherche des sirènes. Elle tomba bientôt sur une jeune fille à queue de poisson, et lui déclara :

« Je suis l’Ondine du peuple des fées, et Tatiana est ma souveraine. Je suis venu pour récupérer ce qui lui a été dérobé il y a longtemps. »

La petite sirène acquiesça :

« Très bien jeune Ondine, mais pour cela, tu devra répondre à mon énigme, après cela, tu pourras t’emparer du bijoux volé. »

L’Ondine dû cacher sa surprise, elle pensait devoir affronter une troupe de sirènes armés de tridents plutôt qu’une petite fille inoffensive. 

« Je t’écoute petite sirène », répliqua t-elle.

« Sylvoë se promène sur les chemins de la ville, lorsqu’il rencontre une vieille connaissance.

-         Eh Sylvoë ! Cela fait bien longtemps que l’on ne s’est pas vu ! Comment vas-tu ?

-         Très bien, répond Sylvoë, et toi ?

-         J’ai épousé une personne que tu ne connais pas. A propos, je te présente ma fille.

Sylvoë demande son prénom à la jeune fille, qui réplique :

-         Je porte le même prénom que ma mère.

-         Alors ce doit être Maëlia.

Comment Sylvoë connaît-il le prénom de la jeune fille ? »

L’Ondine réfléchit durant quelques minutes, avant de finalement répondre :

« La personne que Sylvoë a rencontré est une femme, donc la mère de la petite. »

La petite sirène inclina la tête, et tendit le collier de Tatiana à l’Ondine, qui récupéra son dû.

 

Chacune des deux rivales avaient réussie son épreuve, elle se retrouvèrent pour leur ultime défis. Elles faisaient face au seigneur des Vampires, qui tenait prisonnière Tatiana elle-même.

«  Je détiens votre souveraine, pour la sauver, vous devez répondre à mon énigme, si vous vous trompez, Tatiana servira de dîner à mon peuple. »

Les deux fées, impressionnées et effrayées, acquiescèrent sans broncher. Le vampire annonça son énigme :

« Je suis ce que je suis, mais je ne suis pas ce que je suis, car si je suis ce que je suis, je ne suis plus ce que je suis. Qui suis-je ? »

Les deux fées, interloquées, commencèrent à discuter entre elles pour trouver la bonne réponse, afin de sauver leur reine.

Au bout de quelques minutes, elle déclarèrent en cœur :

« Il s’agit d’un homme suivant un cercueil lors d’un enterrement : Il est ce qu’il est, un homme vivant, mais il n’est pas ce qu’il suit, un homme mort, car s’il était ce qu’il suit, une homme mort, il ne serait pas ce qu’il est, un homme vivant. »

 

Le vampire hocha la tête et libera la reine des fées.

« Félicitation mes enfants, déclara Tatiana, vous avez prouvé que la coopération et l’entente valent mieux qu’une querelle puérile et incessante. »

La nymphe et l’Ondine retournèrent toutes deux chez elles, et jurèrent de ne plus jamais se disputer, mais de toujours s’entraider et se soutenir.

 

Seul, on avance plus vite, mais à plusieurs, on avance plus loin.

Car c’est bien connu, l’union fait la force.

Par Evanne - Publié dans : Ecrits en tous genres - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Profil

Derniers Commentaires

Mon blog vous a plu ?

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés